La faim des rongeurs n’a pas de limites

Collines égorgées, forêts dépecées, arbres étouffés couverts des poussières résultant des casses de pierres…

Les carrières défigurent l’entrée de nos villes.

Ici l’entrée de la voie rapide du Metn. Qu’en restera-t-il bientôt ? Où s’appliquent les lois concernant la protection de la nature libanaise laissée à la merci de ces rongeurs affamés boulimiques?

L’exploitation des carrières a un impact irréversible sur les ressources terrestres, sur l’écologie et les paysages naturels. Elle ôte la terre superficielle, détruit la végétation naturelle, altère les écosystèmes, cause la pollution de l’air et réduit la valeur esthétique du paysage environnant.

 

Infractions et mauvaises pratiques liées aux carrières

En 2010, le ME et le PNUD ont chargé la HAS d’examiner et d’inspecter 150 demandes et opérations de carrières. Le but de cette étude était d’analyser les mauvaises pratiques et les irrégularités des carrières avant permis et après permis en utilisant des relevés GPS, la superposition de cartes et l’imagerie satellite Quick Bird. L’étude a montré quatre types d’infractions : (1) l’excavation s’étend en dehors de la zone autorisée désignée ; (2) les opérateurs ne respectent pas les étapes du permis de carrière (p. ex. ils consomment l’excavation complète du volume en un an au lieu de cinq ans -la durée du permis), (3) les falaises et les lits de carrières dépassent les hauteurs autorisée et (4) il n’y a pas de réhabilitation après leur fermeture. (source: Resources Terrestres 6 – Rita Stephan)

 

Exploitation de carrières

Le secteur des carrières est mal organisé au Liban. Bien qu’il soit difficile de sonder avec précision toutes les carrières, une étude récente comptait 1,278 de carrières occupant 5,267 ha et dispersées dans tout le pays (Darwish et al., 2010). Par ailleurs, en réponse à la croissance de l’opposition du public et de la critique de la gestion gouvernementale de ce secteur, le Ministère de l’Intérieur et des Municipalités (MIM) a lancé une enquête nationale afin d’estimer le nombre de carrières ainsi que leur état (données non encore publiées et pas dans un format électronique). Ces carrières marquent profondément le paysage libanais et la plupart d’entre elles sont sans permis (voir la répartition des carrières principales dans la Carte 7). Une seule carrière a été conçue à l’aide d’une technique de terrassement (carrière d’État du Qaraoun) et une seule a été réhabilitée après sa fermeture (Sibline). Ce registre de piètre performance pour le secteur des carrières ne semble pas être touché par tout un ensemble de mesures et d’incitations établies afin de réhabiliter les carrières, y compris la décision du ME de réhabiliter le site des carrières (Décision 48/1 datant du 17/06/2009), l’attribution de 4 millions de $ du budget du ME à la réhabilitation des carrières publiques (année 2011) et le droit public du ME d’utiliser les fonds déposés par les garanties bancaires des carrières. (source: Resources Terrestres 6 – Rita Stephan)

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